[vc_row el_id=”post”][vc_column width=”2/3″ el_class=”sideLeftPost”][vc_raw_html el_id=”postImgDestaque”]JTNDZGl2JTIwY2xhc3MlM0QlMjJpbnNlcnRJbnNpZGUlMjIlM0UlM0MlMkZkaXYlM0U=[/vc_raw_html][vc_empty_space][vc_column_text]En juin, nous célébrons le Mois des fiertés LGBTQIA+. Nous avons invité le professeur José Carvalho à discuter des droits acquis par cette communauté ces dernières années, ainsi que du rôle des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire dans cette lutte. Découvrez l'interview ci-dessous :
- Commentez quelques-unes des réalisations de la cause LGBTQIA+ ces dernières années.
Nous avons obtenu plusieurs succès au Brésil et dans le monde. Si certains pays criminalisent encore l'orientation sexuelle, on observe une tendance à lutter contre ces lois. Les décisions les plus récentes garantissent le droit à l'égalité pour protéger les personnes LGBTQIA+, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
Dans certaines situations, les progrès sur ce sujet ne se font pas par la voie législative, mais par l'intervention du pouvoir judiciaire qui, afin de protéger les droits fondamentaux consacrés par la loi, doit intervenir en cas d'omissions des pouvoirs exécutif et législatif concernant l'adoption de politiques publiques et d'actes normatifs promouvant l'égalité.
- Comment les décisions judiciaires ont-elles contribué à la réalisation des droits civiques pour la population LGBTQIA+ ?
Le rôle de la Cour suprême fédérale et des cours constitutionnelles est essentiel dans la lutte pour les droits civiques des personnes LGBTQIA+. Nous avons affaire à une population minoritaire qui ne parvient pas à faire entendre ses revendications au sein des institutions politiques traditionnelles, notamment au sein du pouvoir législatif.
Au Brésil, les principales avancées concernant la communauté LGBTQIA+ sont le fruit de décisions de justice. Par exemple, la Cour suprême fédérale (STF) a reconnu la légitimité des unions civiles entre personnes de même sexe et la possibilité pour les personnes transgenres de modifier leur acte d'état civil, indépendamment d'une opération de réassignation sexuelle, facilitant ainsi les démarches. La STF a également déclaré inconstitutionnelles les réglementations interdisant aux hommes homosexuels et bisexuels de donner leur sang. Plus récemment, elle a par ailleurs jugé inconstitutionnelles les normes interdisant l'éducation à la sexualité et à l'égalité des genres dans les écoles, considérant que l'éducation aux droits humains est un moyen essentiel de lutter contre les discriminations.
On observe également cette pratique dans d'autres pays. Aux États-Unis, c'est la Cour suprême qui a reconnu la possibilité du mariage entre personnes de même sexe et a statué que la discrimination au travail fondée sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre est interdite.
- Quelle importance revêt le rôle de premier plan de la Cour suprême sur ces questions pour la population ?
Outre sa contribution à la lutte contre les pratiques discriminatoires et à la reconnaissance des droits civiques des personnes LGBTQIA+, l'organisation a également une fonction éducative visant à guider la société et les autorités publiques sur le respect et la nécessité d'une société tolérante et pluraliste, où la diversité et l'autonomie des personnes sont reconnues, afin qu'elles puissent vivre leur vie sans être persécutées, opprimées ou privées de leurs droits fondamentaux.
La Cour suprême brésilienne (STF) a rendu une décision très symbolique en déclarant inconstitutionnelle l'utilisation des termes « pédrastie » et « homosexuel » à l'article 235 du Code pénal militaire (CPM), les jugeant discriminatoires et renforçant des préjugés historiques et systémiques. Cette décision est significative car, en pratique, l'infraction reste la même, mais la STF a déclaré l'inconstitutionnalité de l'emploi d'une expression péjorative, ce qui est essentiel à la construction d'une société plus juste et égalitaire.
- Quelles sont les implications pour le Brésil des récentes décisions et actions de la Cour suprême fédérale (STF) concernant le mouvement LGBTQIA+ ? À quoi pouvons-nous nous attendre pour l’avenir ?
On espère qu'à l'avenir, les pouvoirs exécutif et législatif, tant en matière d'élaboration des politiques publiques que de promulgation des réglementations, n'utiliseront pas de termes discriminatoires et tiendront compte de la nécessité du pluralisme, du respect et de la diversité dans les décisions politiques mises en œuvre.
L'idée est que ces questions sont déjà prises en compte dans les processus décisionnels des autorités. Cependant, je suis consciente que, du moins dans un avenir proche, l'intervention du pouvoir judiciaire, et notamment du Tribunal suprême fédéral (TSF), restera indispensable. Plusieurs affaires sont actuellement pendantes devant le TSF concernant les droits fondamentaux de la communauté LGBTQIA+, par exemple, la possibilité d'utiliser des toilettes compatibles avec l'identité de genre d'une personne. Il convient de souligner que nous sommes confrontés à une réflexion fondamentale : nous utilisons tous les toilettes quotidiennement et, en général, nous n'avons pas besoin de revendiquer ce droit, mais certaines personnes de la communauté LGBTQIA+ doivent le demander.
Idéalement, ces décisions seraient prises par les pouvoirs exécutif et législatif, mais en raison d'une lacune structurelle dans la protection des droits civiques, une intervention judiciaire est nécessaire pour protéger ces minorités. Aujourd'hui, grâce à la Cour suprême fédérale (STF), nous pouvons nous marier, adopter et partager une assurance maladie. Il est donc préférable que l'action vienne du pouvoir judiciaire plutôt que de laisser perdurer les violations des droits fondamentaux. title_style=”customstyle” title_heading=”h2″ title_size=”20″ title_color=”#ffffff” title_weight=”800″ title_margin=”53px 0 0″ title_padding=”0″ btn_position=”btnright” btntext=”CONTACTEZ-NOUS” btnurl=”/contact/” btntype=”white” btnsize=”btn-lg”][/vc_column][/vc_row]