Protection des données et élections : un groupe d’étude publie un rapport contenant des recommandations.

[Vc_row] [vc_column] [vc_column_text]Le « Rapport de recommandations pour le cadre brésilien actuel » approfondit les débats entourant les défis liés à l’application d’un régime de protection des données aux campagnes politiques et électorales.

Les campagnes politiques ont adopté de nouveaux outils et techniques de marketing, et les données personnelles sont devenues un atout précieux pour personnaliser et adapter la communication politique entre les candidats et les électeurs en fonction de leurs préférences, habitudes et opinions.

Afin de garantir que le traitement des données personnelles par les campagnes politiques ne viole pas les droits fondamentaux et s'effectue dans le respect des valeurs démocratiques, contribuant ainsi à la communication entre les candidats et les électeurs, un régime de protection des données attentif aux spécificités du processus électoral est essentiel. Cependant, des lacunes subsistent dans la protection de la vie privée et des données personnelles des électeurs brésiliens, la réglementation électorale présentant des limitations structurelles, conceptuelles et opérationnelles face à l'essor des outils numériques de marketing politique.

Dans ce contexte, le Groupe d'étude sur la protection des données et les élections Depuis 2020, le groupe organise et développe un débat sur la protection des données personnelles dans le contexte électoral. Cette année, le groupe, composé de CEDIS/IDP, d'InternetLab, de Data Privacy Brasil, de l'Instituto Liberdade Digital et de chercheurs indépendants, a cherché à approfondir les débats et à recenser les lacunes et les difficultés liées à l'application d'un régime de protection des données aux campagnes politico-électorales, afin de réfléchir aux pistes d'interprétation et de réglementation possibles.

O « Rapport de recommandations concernant la situation actuelle au Brésil » est le fruit de ces discussions. Lancé lundi dernier (26), lors du séminaire sur la protection des données personnelles et les élections, le document a identifié des points d'attention pour le processus électoral de 2022 et proposé pistes possibles pour la réforme électorale de cette annéeafin d’assurer une réglementation et une application de la loi attentives aux spécificités du processus démocratique.


D'après les recommandations

Le rapport présente huit recommandations concernant le cadre juridique et institutionnel brésilien pour la protection des données personnelles et le processus électoral. Les voici :

1. Compétence. Le pouvoir de réglementer, de contrôler et de faire appliquer la loi générale sur la protection des données (loi n° 13.709/2018) concernant les activités de traitement des données effectuées par les candidats et les partis politiques appartient au Tribunal électoral, après consultation de l'Autorité nationale de protection des données.

2.
Coopération. Mise en place de dispositifs de coopération institutionnelle entre le Tribunal électoral et l'Autorité nationale de protection des données.
Personnel.

3. Base juridique.
Élaboration et mise en œuvre de lignes directrices interprétatives sur l'application des bases juridiques de la LGPD (Loi générale brésilienne sur la protection des données) dans le contexte électoral.

4. Droits de la personne concernée. 
La nécessité de réglementer les droits des personnes concernées en matière de données, notamment pour les activités des candidats et des partis politiques.

5. Transparence. Appliquer le principe de transparence dans le domaine électoral.

6. Responsabilité. Mettre en place un système de responsabilisation concernant les activités de traitement des données dans les campagnes électorales.

7. Programme de gouvernance des données. L’obligation pour les partis politiques et les candidats de soumettre un programme de gouvernance des données.

8. Superviseur. Instaurer l’obligation pour les partis et les candidats de désigner un représentant, dont la rémunération ne devrait toutefois pas être…
Sous réserve de limites de dépenses.

Source : InternetLab.org[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]